Agenda

Mars 2009 : Colloque "Le tourisme urbain" Rennes (France)

Octobre 2008: Conseil d'Administration AVEC à Szombathely (Hongrie)

Septembre - Octobre 2008 : Journées Européennes du Patrimoine

18 et 19 Septembre  2008 : Séminaire international "La valorisation du patrimoine urbain en Méditerranée" à Arles (France)

28 juin au 1er juillet 2008: Forum "Education pour demain" à Tours (France) 

18 juin 2008 :
 réunion de bureau AVEC à Paris - Institut Hongrois (France)

16 au 18 mai 2008 :
 Assemblée Générale AVEC à Mertola (Portugal)

France

AIX EN PROVENCE

A mi-chemin entre l'Espagne et l'Italie sur la voie Domitia, Aquae Sextiae, ville romaine créée en 122 av.J-C par le Consul Sextius autour de ses nombreuses sources d'eaux chaudes et froides et de ses thermes, Aix en Provence s'affirme rapidement comme capitale de la Provincia Romana. Elle devient dès l'Antiquité un lieu de villégiature très prisé dont l'importance et l'influence ne cesseront de croître durant une longue période. La ville porte encore les traces de cette époque florissante. Cité épiscopale dès le Ve siècle, devenue capitale du Comté de Provence au Moyen Age, Aix devient, au XVe siècle, terre d'accueil d'une civilisation raffinée qui rayonnera dans toute l'Europe, grâce à la création de l'Université de droit en 1409, puis à l'installation de René d'Anjou, fils du roi Louis II, et de sa cour.
Avec l'installation du Parlement de Provence en 1501 et la naissance d'une aristocratie de robe, la ville connaît jusqu'au XVIIIe siècle une formidable expansion architecturale avec la création de nouveaux quartiers aux somptueux hôtels particuliers et de nombreuses places agrémentées de fontaines, témoignant d'une réelle unité urbanistique
Ville d'art et de culture, Aix-en-Provence, berceau d'artistes, écrivains et intellectuels célèbres, est riche d'un passé prestigieux et d'une vie culturelle animée. La musique s'y est illustrée avec André Campra et Darius Milhaud et un festival d'Art lyrique de renommée internationale,  la littérature avec Joseph d'Arbaud, Armand Lunel et Emile Zola, la peinture avec François Marius Granet et Paul Cézanne, la pensée politique avec Mirabeau et Adolphe Thierst . A l'ombre du massif mythique de la Sainte Victoire -"le Fuji-Yama des peintres occidentaux" selon André Masson - Aix-en-Provence a attiré et attire encore aujourd'hui nombre d'artistes ou d'intellectuels comme Balthus, Derain, Masson, Britten, Boulez, puis le poète Saint-John Perse, le peintre et architecte Victor Vasarely, plus récemment encore le sculpteur Jorge Amado ou le chorégraphe Angelin Preljocaj, qui font la fierté et la réputation de la ville.
Bastia - Corse (France)Elle a su jouir de ses atouts de ville carrefour sur l'axe rhodanien entre l'Europe du Nord et l'Europe du Sud et bénéficie d'une infrastructure routière, autoroutière et ferroviaire (grâce au TGV il ne faut que 2h50 pour se rendre à Paris et 1h10 pour aller à Lyon) et de la proximité de l'aéroport international Marseille-Provence. Elle a connu ces dernières années un formidable essor démographique, fruit de nombreuses migrations. Elle compte aujourd'hui 140 000 habitants sur un territoire de 18 600 hectares qui fait d'elle la 6e commune de France. Sa population en constante augmentation l'a conduite à mener le plus grand projet d'urbanisme d'Europe en centre ville : le projet Sextius-Mirabeau. Tous ces atouts ont favorisé un essor économique sans précédent avec le développement de zones d'activités artisanales, commerciales, industrielles et tertiaires, dynamisées par un pôle de recherche et universitaire (40 000 étudiants) et par l'application de nouvelles technologies. Au premier rang de compétences dans le secteur de l'eau et de la micro-électronique, Aix-en-Provence se positionne également en bonne place dans le secteur de l'agro-alimentaire, la santé et les sciences de l'environnement. Ville phare d'une communauté d'agglomération de 34 communes, elle s'efforce avec détermination de résoudre les problèmes auxquels sont confrontées toutes les métropoles (extension rapide, circulation, logement, pollution etc.) avec un souci constant de recherche d'harmonie et d'équilibre afin de préserver la douceur de vivre qui fait sa renommée au fil des siècles et dans le monde entier 




ARLES


Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l'Italie à l'Espagne et une voie fluviale, le Rhône, n'avait pas échappé aux Grecs qui dès le début du VIe av.J.C. entreprirent de s'implanter en territoire ligure. En 46 av.J.C, Jules César, après sa victoire sur Marseille remercia les arlésiens de leur aide en y fondant une colonie de droit romain dotée d'un immense territoire. Très vite prospère, la ville s'enrichit de superbes monuments, forum, temples, théâtre, amphithéâtre, cirque, thermes.

Au début du XIXe siècle, l'aristocratie et la bourgeoisie affirment leur goût pour le style classique e élevant de vastes demeures comme l'hôtel de Chartrouse. En même temps, les édiles arlésiens entreprennent de sauver et de valoriser leur patrimoine antique et en particulier l'amphithéâtre et le théâtre romains. Aux aménagements urbains de la deuxième moitié du XIXe siècle (ouverture de boulevards, construction du théâtre municipal et d'un pont sur le Rhône, installation des ateliers SNCF) succède après la première guerre mondiale la création d'un quartier pavillonnaire au sud de la ville, le quartier Chabourlet, à l'intéressant décor Art déco.  Dès le IIIe siècle l'église d'Arles s'organise. La nécropole chrétienne des Alyscamps, où est enterré saint Genest, martyr arlésien, prend une ampleur exceptionnelle. La cathédrale primitive trouve place près de l'enceinte de la ville puis au Ve siècle, à proximité du forum sous le vocable de Saint Etienne. C'est à cet emplacement que sera édifié à la fin du XIIe siècle la primatiale. Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d'un cloître : la cité épiscopale va dominer la vie religieuse d'Arles jusqu'à la Révolution, parallèlement au développement de grands couvents dont ceux des quatre ordres mendiants.  La ville connaît, au début du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s'épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique dont le plus beau fleuron est la tour de l'horloge, édifiée de 1543 à 1553. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l'hôtel de ville, construit sur les plans de Jules Hardouin-Mansart, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, des églises bordant les rues du secteur sauvegardé datent de cette époque. Les volutes, rinceaux et lambrequins des façades en sont le somptueux décor. 




BASTIA

Située dans le Nord-Est de la Corse, à la base du Cap Corse, Bastia est le principal port de l'île et sa principale ville commerciale.
La ville a vu le jour en 1378 quand le gouverneur génois Leonello Lomellini quitta le chateau de Biguglia pour s'installer dans une place forte "a Bastia". Ce site dominait une marine de pêcheurs qu'on appelait alors Porto cardo (l'actuel Vieux Port). Ses successeurs conservèrent cette résidence.
De l'installation de citoyens génois et de la construction de remparts protégeant le nouvel habitat naquit un quartier: Terra Nova (l'actuelle Citadelle). L'ancien Porto Cardo devint alors par opposition, Terra Vechhia. Les remparts furent terminés en 1480 et il fallut attendre cinquante ans (1530) pour que soit achevé, adossé à l'ancien donjon, le palais des Gouverneurs.
Durant les XVIe et XVIIe siècles, la haute ville suit la tradition des villes génoises: plan en damier et rues droites. De nombreuses confréries religieuses voient le jour et une vie culturelle très intense se développe.
C’est en 1768 que la Sérénissime République de Gênes cède la Corse à la France. Après un bref intermède anglais durant la Révolution française, la Corse retourne définitivement dans le giron français en 1795.
Dès la fin du XVIIIe siècle, la ville prospère et sa population s'accroît sensiblement.
Au cours du XIXe siècle, la cité s'étend vers le nord ainsi que sur les hauteurs. Le paysage urbain est alors en pleine mutation: construction du palais de justice, extension de la Place Saint Nicolas, édification de nombreux immeubles bourgeois bordant de larges boulevards.
Ville d'Art et d'Histoire, Bastia est une cité au patrimoine historique et religieux extrêmement riche que l'on découvre avec enchantement. L'agglomération bastiaise présente un riche patrimoine rural corse et son dynamisme en font l’une des plus belles perles de l’île de Beauté.




LIMOGES

Bâtie au croisement des grandes voies de circulation de l’Antiquité, sur un ancien gué naturel, la Ville de Limoges s’étend de part et d’autre de la Vienne qu’elle traverse de six ponts, au cœur d’une région verte et préservée. La Cathédrale de LimogesFondée au cours de la première décennie avant notre ère, Augustoritum (du nom de l’empereur romain qui la fit bâtir) devient la capitale du peuple Lémovice. Vers l’an 250, l’évêque Saint Martial, venu de Rome, évangélise la ville. A partir du 6 ème siècle, celle-ci se développe autour de deux pôles fortifiés : la Cité et la Cathédrale. L’abbaye Saint Martial est un lieu de pèlerinage majeur au début du moyen-âge. Berceau de la musique polyphonique européenne, seconde bibliothèque de France, Limoges est alors également renommée pour ses émaux qui s’exportent dans toute la Chrétienté.
Le 19 ème siècle voit l’industrie porcelainière se développer grâce à l’abondance de kaolin dans la région. Elle vaudra à la ville un prestige international et sera à l’origine d’une forte conscience ouvrière. Ville de toutes les luttes, Limoges, « capitale du maquis », sera une zone de résistance très active pendant la seconde guerre mondiale.
La ville, qui compte aujourd’hui 138.000 habitants, est au centre d’une aire urbaine de 250.000 personnes et constitue le
Porcelaine de Limoges principal pôle économique et démographique du Centre Ouest. Avec plusieurs entreprises de renommée mondiale et une technopole qui concentre 1200 emplois dans des secteurs de pointe, Limoges fait désormais preuve d’un grand dynamisme économique, en continuant d’offrir une qualité de vie particulièrement attractive. Capitale mondiale des arts du feu (émail, porcelaine, vitrail) mis en valeur dans le cadre d’un Pôle d’Economie du Patrimoine (PEP), sa créativité issue d’un héritage prestigieux s’exprime aujourd’hui dans des formations telles que l’ensemble baroque de Limoges, reconnu mondialement, et un réseau d’équipements culturels modernes dont l’aire d’attraction dépasse largement le territoire régional. La bibliothèque MultimediaLa Bibliothèque Francophone Multimédia, dont l’accès est totalement gratuit et qui assure plus d’un million de prêts par an, est l’un des nouveaux emblèmes d’une ville qui veut permettre à tous d’accéder au savoir et au divertissement de qualité. Mais l’offre culturelle à Limoges, c’est aussi un Opéra Théâtre très actif, un Conservatoire National de Région, un Centre Dramatique National renommé, un Zénith, plusieurs Musées, cinq culturels municipaux et de nombreuses expositions et manifestations telles que « Lire à Limoges », « Danse Emoi » ou « Les Francophonies en Limousin »…
Ville de musique, de lecture et de théâtre, Limoges met la culture à portée d’envie ! 




COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION HERAULT MEDITERRANEE

La communauté d'agglomération "Hérault Méditerranée" est née le 1er janvier 2003. Cette nouvelle collectivité, traversée d'Est en Ouest par le Canal du Midi et du Nord au Sud par le fleuve Hérault, rassemble 19 communes sur un territoire de 371 km².
Son positionnement géographique privilégié entre mer, vignes et coteaux, la qualité de ses infrastructures autoroutières, ferroviaire et aéroportuaire, et la douceur de son climat en font un des territoires les plus attractifs de la Région Languedoc Roussillon.
Aujourd'hui près de 63000 personnes font vivre ce territoire qui devrait compter d'ici 2010 près de 77000 habitants permanents.




RENNES

RennesRennes se construit à nouveau au XVIIIe siècle sous l'influence royale, lorsque l'incendie de 1720 permet de reconstruire une ville classique, pensée, aux rues à angle droit, où la pierre domine. A partir de 1830, la modernisation rapide de la ville se traduit par de grands chantiers d'urbanisme, et l'aménagement de 10 hectares de parc au cœur de la ville.
La rupture radicale de la seconde guerre mondiale provoque la décision de faire entrer Rennes dans la modernité du XXe siècle. De tous temps, Rennes s'est faite l'écho de sa région dans les matériaux qui la composent, produisant aujourd'hui dans la ville une pluralité d'atmosphères qui raconte magistralement les siècles, au travers de son patrimoine préservé, restauré et mis en valeur.
RennesLa ville contemporaine, consciente de son héritage, conjugue au quotidien le souvenir et les témoignages de son histoire avec la volonté innovante matérialisée par sa forte vocation universitaire (58 000 étudiants, 19 grandes écoles) et par le dynamisme de sa technopole (3500 chercheurs), dont le minitel, la carte à puce sont l'expression.  Depuis 1986, Rennes est "Ville d'art et d'histoire " : le Ministère de la Culture décerne ce label aux villes reconnues pour la qualité de leur patrimoine et pour leur volonté à le restaurer et à le mettre en valeur. Au cours d'un sondage réalisé lors des journées Portes Ouvertes-Monuments Historiques, à la question "de quelle couleur sentez-vous votre ville ?", les Rennais répondent quasi unanimement "beige bleutée" conférant ainsi au tuffeau ravalé et à l'ardoise le privilège de qualifier notre capitale régionale. Rennes ne saurait se laisser enfermer dans une image, et donne au visiteur, au fil de sa promenade, le loisir de passer en douceur d'une ambiance à l'autre, tantôt typée par les maisons à pans de bois colorées le long de rues étroites, tantôt par des places royales plus solennelles.... Il n'est pas au bout de ses surprises car il lui reste à découvrir ces lieux, qui en plein cœur de la cité, le transportent en Italie, en Espagne, à la campagne... C'est l'un des grands privilèges de cette ville qu'on ne saurait goûter s'il n'y avait pas ici la conscience et la volonté de préserver le patrimoine, de faire que les habitants fiers de leur ville "y vivent en intelligence" : les matériaux, au fil des siècles, employés à la bâtir nous donnent l'exemple par leur harmonieuse diversité qui tient à la fois de notre identité bretonne à travers le granite, le schiste pourpré et bleu, et de l'ouverture sur l'extérieur par l'emploi de la tuile et du tuffeau.
A l'intimité colorée des rues médiévales, étroites et sinueuses bordées de maisons à pans de bois, répond l'élégante solennité du XVIIIème siècle, rythmée d'arcades en granit et d'étages en tuffeau, magnifiée par deux places royales. Au cœur de la ville, sur plus de 10 hectares, le Thabor aménagé par Bühler au XIXème siècle, allie jardin à la française, parc à l'anglaise, à l'univers romantique de la grotte de l'enfer et de la cascade. Les réalisations contemporaines, édifices ou places, traduisent dans la qualité de leurs architectures le dynamisme prospectif de cette capitale régionale à forte vocation universitaire.
 
 

TOURS

Statue de Saint Martin de Tours - sur le dôme de la basilique St Martin

Située au cœur d'une région viticole et lovée entre la Loire et le Cher, Tours se caractérise par l'abondance et la diversité de ses activités mais aussi par la richesse de son patrimoine architectural, fruit de 2000 ans d'histoire. Nombreuses sont les traces encore visibles de la cité Gallo–romaine, ou celles de la ville médiévale sur laquelle rayonna l'illustre Saint-Martin au IV ème siècle. Tours fut même capitale du royaume du milieu du XV ème siècle à celui du XVI ème  : cette période marquera profondément le paysage urbain, tant sur le plan artistique qu'architectural. Dès lors, la ville ne va cesser de s'étendre, son prestige étant assuré par ses manufactures de soie et ses tanneries.  Au XIXème siècle, la ville continue de se développer paisiblement, notamment grâce à l'arrivée du train et des imprimeries de la famille MAME. Victor LALOUX marquera le changement de siècle et l'entrée dans une ère nouvelle par une profusion de réalisations architecturales telles que l'Hôtel de Ville, la Gare et la basilique Cathédrale Saint GatienSaint-Martin.  Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale eurent des conséquences dramatiques et irréversibles: la ville fut amputée de douze hectares en bordure de Loire, le Pont Wilson fut détruit, la Bibliothèque et l'Ecole des Beaux-Arts disparurent à jamais. Après cette triste période, la ville fut peu à peu reconstruite et le vieux cœur de Tours se remis à battre, en particulier grâce au programme de restaurations et de rénovations amorcé par la municipalité. En 1973, l'architecte Pierre BOILLE entame la réhabilitation du Secteur Sauvegardé dans le Vieux Tours, qui est aujourd'hui un des quartiers les plus appréciés des Tourangeaux, qui y flânent et s'y retrouvent en terrasse pour partager un moment de convivialité autour d'un verre. 
« Je vis à tours parce qu'il y a autant d'étudiants dans les cafés que dans les amphis, que l'aventure et le spirituel sont toujours au coin de la rue et que ça apporte un sens à la vie. » Jacques LANZMANN.
Le centre ville met en exergue ses espaces verts, ses zones piétonnes, ses animations culturelles. La nuit, les illuminations soulignent la beauté et les perspectives des monuments et des rues. 
La personnalité de Tours s'est forgée en lien avec le vin, la Loire, son histoire. Elle impose d'emblée cette harmonie qui fit l'admiration de Rabelais, Descartes,Courteline et Balzac. 
« Tours a été et sera toujours, les pieds dans la Loire, comme une jolie fille qui se baigne et joue avec l'eau […] : cette ville est rieuse, amoureuse, fraîche, fleurie, parfumée mieux que toutes les autres villes du Le Grand théatremonde ». Honoré de BALZAC, Les contes drolatiques.
Tours est détentrice d'un patrimoine prestigieux, qu'elle s'efforce de faire connaître au plus grand nombre. Elle bénéficie des labels “Ville d'Art et d'Histoire”, décerné en 1988 par le Ministère de la culture, et “Mission Val de Loire”, dans le cadre du classement du Val de Loire par l'UNESCO au titre du patrimoine mondial de l'humanité. 




VIENNE

VienneSituée entre Lyon au nord et Valence au sud, Vienne décline les visages d'une occupation de plus de deux mille ans, à l'abri de ses cinq collines dominant le Rhône. Vienne, choisie par les Gaulois Allobroges qui en font leur capitale, est annexée par les Romains en 121 avant J.-C. ; elle connaît une urbanisation spectaculaire sur les deux rives du Rhône. Forte d'une économie diversifiée, elle est l'une des plus grandes villes de Gaule, avec une superficie dépassant 300 hectares, dont 200 sont bâtis. Atteinte par la crise de l'Empire romain au III e siècle, Vienne se replie sur la rive gauche du Rhône. Le développement précoce du groupe cathédral et d'abbayes, tout comme la sainteté de certains évêques, distingue la ville, reconnue comme « cité sainte ». Siège d'un archevêché à partir du IX e siècle, Vienne entre dans le Saint Empire Romain Germanique en 1032. Rattachée au royaume de France en 1450, la cité va connaître à partir du XVIII e siècle un essor économique caractérisé par l'industrie textile et la métallurgie. Après la crise industrielle, marquée à partir des années 1950, Vienne se tourne vers le secteur tertiaire, en s'appuyant sur la proximité de Lyon, et développe sa vocation touristique liée à son patrimoine. Les communes de la rive droite du Rhône, Sainte-Colombe et Saint-Romain-en-Gal, partagent le même héritage gallo-romain et médiéval.
Vienne, qui fait partie de la Communauté d'Agglomération du Pays Viennois regroupant 18 communes, compte 30.000 habitants. Sous-préfecture du département de l'Isère, elle est voisine du département du Rhône.
Vienne Elément majeur du patrimoine naturel viennois (qui compte également des rivières, la Gère et la Sévenne), le Rhône a été un élément déterminant pour le développement de la ville. Le patrimoine architectural et mobilier est caractérisé par une forte densité, avec 41 Monuments Historiques et des collections variées (mosaïques, sculptures, inscriptions, peintures, arts graphiques) exposées dans quatre musées municipaux (musée des Beaux-Arts et d'archéologie, musée archéologique Saint-Pierre, cloître roman Saint-André-le-Bas, musée de la Draperie) et dans le musée de Saint-Romain-en-Gal/Vienne. L'héritage gallo-romain est particulièrement prégnant, avec des monuments imposants encore conservés (théâtre, temple d'Auguste et de Livie) ou dont il reste des vestiges (Pyramide du cirque, arcades du forum…). Le patrimoine médiéval et moderne est marqué par de nombreux édifices chrétiens et des éléments épars d'habitat. La période contemporaine a ajouté des édifices liés aux activités industrielles et de nombreux bâtiments d'habitation.

 
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