AIX EN
PROVENCE
A mi-chemin entre l'Espagne et l'Italie sur la voie Domitia, Aquae Sextiae, ville romaine créée en 122 av.J-C par le Consul Sextius autour de ses nombreuses sources d'eaux
chaudes et froides et de ses thermes, Aix en Provence s'affirme rapidement comme capitale de la Provincia Romana. Elle devient dès l'Antiquité un lieu de villégiature très prisé dont l'importance
et l'influence ne cesseront de croître durant une longue période. La ville porte encore les traces de cette époque florissante.
Cité épiscopale dès le Ve siècle, devenue capitale du Comté de Provence au Moyen Age, Aix devient, au XVe
siècle, terre d'accueil d'une civilisation raffinée qui rayonnera dans toute l'Europe, grâce à la création de l'Université de droit en 1409, puis à l'installation de René d'Anjou, fils du roi
Louis II, et de sa cour.
Avec l'installation du Parlement de Provence en 1501 et la naissance d'une aristocratie de robe, la ville connaît jusqu'au XVIIIe siècle une formidable expansion architecturale avec la création
de nouveaux quartiers aux somptueux hôtels particuliers et de nombreuses places agrémentées de fontaines, témoignant d'une réelle unité urbanistique
Ville d'art et de culture, Aix-en-Provence, berceau d'artistes, écrivains et intellectuels célèbres, est riche d'un passé prestigieux et d'une vie culturelle animée. La musique s'y est illustrée
avec André Campra et Darius Milhaud et un festival d'Art lyrique de renommée internationale, la littérature avec Joseph d'Arbaud, Armand Lunel et Emile Zola, la peinture avec François
Marius Granet et Paul Cézanne, la pensée politique avec Mirabeau et Adolphe Thierst . A l'ombre du massif mythique de la Sainte Victoire -"le Fuji-Yama des peintres occidentaux" selon André
Masson - Aix-en-Provence a attiré et attire encore aujourd'hui nombre d'artistes ou d'intellectuels comme Balthus, Derain, Masson, Britten, Boulez, puis le poète Saint-John Perse, le peintre et
architecte Victor Vasarely, plus récemment encore le sculpteur Jorge Amado ou le chorégraphe Angelin Preljocaj, qui font la fierté et la réputation de la ville.
Elle a su jouir de ses atouts de ville carrefour sur
l'axe rhodanien entre l'Europe du Nord et l'Europe du Sud et bénéficie d'une infrastructure routière, autoroutière et ferroviaire (grâce au TGV il ne faut que 2h50 pour se rendre à Paris et 1h10
pour aller à Lyon) et de la proximité de l'aéroport international Marseille-Provence. Elle a connu ces dernières années un formidable essor démographique, fruit de nombreuses migrations. Elle
compte aujourd'hui 140 000 habitants sur un territoire de 18 600 hectares qui fait d'elle la 6e commune de France. Sa population en constante augmentation l'a conduite à mener le plus grand
projet d'urbanisme d'Europe en centre ville : le projet Sextius-Mirabeau. Tous ces atouts ont favorisé un essor économique sans précédent avec le développement de zones d'activités
artisanales, commerciales, industrielles et tertiaires, dynamisées par un pôle de recherche et universitaire (40 000 étudiants) et par l'application de nouvelles technologies. Au premier rang de
compétences dans le secteur de l'eau et de la micro-électronique, Aix-en-Provence se positionne également en bonne place dans le secteur de l'agro-alimentaire, la santé et les sciences de
l'environnement. Ville phare d'une communauté d'agglomération de 34 communes, elle s'efforce avec détermination de résoudre les problèmes auxquels sont confrontées toutes les métropoles
(extension rapide, circulation, logement, pollution etc.) avec un souci constant de recherche d'harmonie et d'équilibre afin de préserver la douceur de vivre qui fait sa renommée au fil des
siècles et dans le monde entier
ARLES
Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l'Italie à l'Espagne et une voie fluviale, le Rhône, n'avait pas échappé aux Grecs
qui dès le début du VIe av.J.C. entreprirent de s'implanter en territoire ligure.
En 46 av.J.C, Jules César, après sa victoire sur Marseille remercia les arlésiens de leur aide en y fondant une colonie de droit romain dotée d'un immense territoire. Très vite
prospère, la ville s'enrichit de superbes monuments, forum, temples, théâtre, amphithéâtre, cirque, thermes.
einte de la ville puis au Ve
siècle, à proximité du forum sous le vocable de Saint Etienne. C'est à cet emplacement que sera édifié à la fin du XIIe siècle la primatiale. Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour
d'un cloître : la cité épiscopale va dominer la vie religieuse d'Arles jusqu'à la Révolution, parallèlement au développement de grands couvents dont ceux des quatre ordres
mendiants. La ville connaît, au début du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s'épanouir une Renaissance toute imprégnée de
culture antique dont le plus beau fleuron est la tour de l'horloge, édifiée de 1543 à 1553. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l'hôtel
de ville, construit sur les plans de Jules Hardouin-Mansart, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, des églises bordant les rues du secteur sauvegardé datent de cette époque. Les
volutes, rinceaux et lambrequins des façades en sont le somptueux décor.
Située dans le Nord-Est de la
Corse, à la base du Cap Corse, Bastia est le principal port de l'île et sa principale ville commerciale.
Durant les XVIe et XVIIe siècles, la haute ville suit la tradition des
villes génoises: plan en damier et rues droites. De nombreuses confréries religieuses voient le jour et une vie culturelle très intense se développe.
Fondée au cours de la première décennie avant notre ère,
Augustoritum (du nom de l’empereur romain qui la fit bâtir) devient la capitale du peuple Lémovice. Vers l’an 250, l’évêque Saint Martial, venu de Rome, évangélise la ville. A partir du 6 ème
siècle, celle-ci se développe autour de deux pôles fortifiés : la Cité et la Cathédrale. L’abbaye Saint Martial est un lieu de pèlerinage majeur au début du moyen-âge. Berceau de la musique
polyphonique européenne, seconde bibliothèque de France, Limoges est alors également renommée pour ses émaux qui s’exportent dans toute la Chrétienté.
principal pôle économique
et démographique du Centre Ouest. Avec plusieurs entreprises de renommée mondiale et une technopole qui concentre 1200 emplois dans des secteurs de pointe, Limoges fait désormais preuve d’un
grand dynamisme économique, en continuant d’offrir une qualité de vie particulièrement attractive. Capitale mondiale des arts du feu (émail, porcelaine, vitrail) mis en valeur dans le cadre d’un
Pôle d’Economie du Patrimoine (PEP), sa créativité issue d’un héritage prestigieux s’exprime aujourd’hui dans des formations telles que l’ensemble baroque de Limoges, reconnu mondialement, et un
réseau d’équipements culturels modernes dont l’aire d’attraction dépasse largement le territoire régional.
La Bibliothèque Francophone
Multimédia, dont l’accès est totalement gratuit et qui assure plus d’un million de prêts par an, est l’un des nouveaux emblèmes d’une ville qui veut permettre à tous d’accéder au savoir et au
divertissement de qualité. Mais l’offre culturelle à Limoges, c’est aussi un Opéra Théâtre très actif, un Conservatoire National de Région, un Centre Dramatique National renommé, un Zénith,
plusieurs Musées, cinq culturels municipaux et de nombreuses expositions et manifestations telles que « Lire à Limoges », « Danse Emoi » ou « Les Francophonies en
Limousin »…
La communauté d'agglomération
"Hérault Méditerranée" est née le 1er janvier 2003. Cette nouvelle collectivité, traversée d'Est en Ouest par le Canal du Midi et du Nord au Sud par le fleuve
Hérault, rassemble 19 communes sur un territoire de 371 km².
Rennes se construit à nouveau au XVIIIe siècle sous
l'influence royale, lorsque l'incendie de 1720 permet de reconstruire une ville classique, pensée, aux rues à angle droit, où la pierre domine. A partir de 1830, la modernisation rapide de la
ville se traduit par de grands chantiers d'urbanisme, et l'aménagement de 10 hectares de parc au cœur de la ville. La rupture
radicale de la seconde guerre mondiale provoque la décision de faire entrer Rennes dans la modernité du XXe siècle. De tous temps, Rennes s'est faite l'écho de sa région dans les matériaux qui la
composent, produisant aujourd'hui dans la ville une pluralité d'atmosphères qui raconte magistralement les siècles, au travers de son patrimoine préservé, restauré et mis en
valeur.
La ville contemporaine,
consciente de son héritage, conjugue au quotidien le souvenir et les témoignages de son histoire avec la volonté innovante matérialisée par sa forte vocation universitaire (58 000 étudiants, 19
grandes écoles) et par le dynamisme de sa technopole (3500 chercheurs), dont le minitel, la carte à puce sont l'expression. Depuis 1986, Rennes est "Ville d'art et d'histoire " : le Ministère de la Culture décerne ce label aux villes reconnues pour la qualité de leur patrimoine et pour leur volonté à le
restaurer et à le mettre en valeur. Au cours d'un sondage réalisé lors des journées Portes Ouvertes-Monuments Historiques, à la question "de quelle couleur sentez-vous votre ville ?", les
Rennais répondent quasi unanimement "beige bleutée" conférant ainsi au tuffeau ravalé et à l'ardoise le privilège de qualifier notre capitale régionale. Rennes ne saurait se laisser enfermer
dans une image, et donne au visiteur, au fil de sa promenade, le loisir de passer en douceur d'une ambiance à l'autre, tantôt typée par les maisons à pans de bois colorées le long de rues
étroites, tantôt par des places royales plus solennelles.... Il n'est pas au bout de ses surprises car il lui reste à découvrir ces lieux, qui en plein cœur de la cité, le transportent en
Italie, en Espagne, à la campagne... C'est l'un des grands privilèges de cette ville qu'on ne saurait goûter s'il n'y avait pas ici la conscience et la volonté de préserver le patrimoine, de
faire que les habitants fiers de leur ville "y vivent en intelligence" : les matériaux, au fil des siècles, employés à la bâtir nous donnent l'exemple par leur harmonieuse diversité qui tient à
la fois de notre identité bretonne à travers le granite, le schiste pourpré et bleu, et de l'ouverture sur l'extérieur par l'emploi de la tuile et du tuffeau.
Située au cœur d'une région viticole et lovée entre la Loire et le Cher, Tours se caractérise par l'abondance et la diversité de ses activités
mais aussi par la richesse de son patrimoine architectural, fruit de 2000 ans d'histoire. Nombreuses sont les traces encore visibles de la cité Gallo–romaine, ou celles de la ville médiévale
sur laquelle rayonna l'illustre Saint-Martin au IV ème siècle. Tours fut même capitale du royaume du milieu du XV ème siècle à celui du XVI ème : cette période marquera profondément le
paysage urbain, tant sur le plan artistique qu'architectural. Dès lors, la ville ne va cesser de s'étendre, son prestige étant assuré par
ses manufactures de soie et ses tanneries. Au XIXème siècle, la ville continue de se
développer paisiblement, notamment grâce à l'arrivée du train et des imprimeries de la famille MAME. Victor LALOUX marquera le changement de siècle et l'entrée dans une ère nouvelle par une
profusion de réalisations architecturales telles que l'Hôtel de Ville, la Gare et la basilique
Saint-Martin.
Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale eurent des conséquences dramatiques et irréversibles: la ville fut
amputée de douze hectares en bordure de Loire, le Pont Wilson fut détruit, la Bibliothèque et l'Ecole des Beaux-Arts disparurent à jamais. Après cette triste période, la ville fut peu à peu
reconstruite et le vieux cœur de Tours se remis à battre, en particulier grâce au programme de restaurations et de rénovations amorcé par la municipalité. En 1973, l'architecte Pierre BOILLE
entame la réhabilitation du Secteur Sauvegardé dans le Vieux Tours, qui est aujourd'hui un des quartiers les plus appréciés des Tourangeaux, qui y flânent et s'y retrouvent en terrasse pour
partager un moment de convivialité autour d'un verre.
« Je vis à tours parce qu'il
y a autant d'étudiants dans les cafés que dans les amphis, que l'aventure et le spirituel sont toujours au coin de la rue et que ça apporte un sens à la vie. » Jacques
LANZMANN.
Le centre ville met en exergue ses espaces verts, ses zones piétonnes, ses
animations culturelles. La nuit, les illuminations soulignent la beauté et les perspectives des monuments et des rues.
La personnalité de Tours s'est forgée en lien avec le vin, la Loire, son histoire. Elle impose d'emblée cette harmonie qui fit l'admiration de Rabelais,
Descartes,Courteline et Balzac.
« Tours a été et sera toujours, les pieds dans la
Loire, comme une jolie fille qui se baigne et joue avec l'eau […] : cette ville est rieuse, amoureuse, fraîche, fleurie, parfumée mieux que toutes les autres villes du
monde ». Honoré de BALZAC, Les contes drolatiques.
Tours
est détentrice d'un patrimoine prestigieux, qu'elle s'efforce de faire connaître au plus grand nombre. Elle bénéficie des labels “Ville d'Art et d'Histoire”, décerné en 1988 par le Ministère
de la culture, et “Mission Val de Loire”, dans le cadre du classement du Val de Loire par l'UNESCO au titre du patrimoine mondial de l'humanité.
VIENNE
Située entre Lyon au nord et
Valence au sud, Vienne décline les visages d'une occupation de plus de deux mille ans, à l'abri de ses cinq collines dominant le Rhône. Vienne, choisie par les Gaulois Allobroges qui en font
leur capitale, est annexée par les Romains en 121 avant J.-C. ; elle connaît une urbanisation spectaculaire sur les deux rives du Rhône. Forte d'une économie diversifiée, elle est l'une
des plus grandes villes de Gaule, avec une superficie dépassant 300 hectares, dont 200 sont bâtis. Atteinte par la crise de l'Empire romain au III e siècle, Vienne se replie sur la rive
gauche du Rhône. Le développement précoce du groupe cathédral et d'abbayes, tout comme la sainteté de certains évêques, distingue la ville, reconnue comme « cité sainte ». Siège d'un archevêché à partir du IX e siècle, Vienne entre dans le Saint Empire Romain Germanique en 1032. Rattachée au
royaume de France en 1450, la cité va connaître à partir du XVIII e siècle un essor économique caractérisé par l'industrie textile et la métallurgie. Après la crise industrielle, marquée à
partir des années 1950, Vienne se tourne vers le secteur tertiaire, en s'appuyant sur la proximité de Lyon, et développe sa vocation touristique liée à son patrimoine. Les communes de la rive
droite du Rhône, Sainte-Colombe et Saint-Romain-en-Gal, partagent le même héritage gallo-romain et médiéval.
Vienne, qui fait partie de la Communauté d'Agglomération du Pays Viennois regroupant 18 communes, compte 30.000 habitants. Sous-préfecture du département de l'Isère, elle est voisine du
département du Rhône.
Elément majeur du patrimoine naturel viennois (qui compte
également des rivières, la Gère et la Sévenne), le Rhône a été un élément déterminant pour le développement de la ville. Le patrimoine architectural et mobilier est caractérisé par une forte
densité, avec 41 Monuments Historiques et des collections variées (mosaïques, sculptures, inscriptions, peintures, arts graphiques) exposées dans quatre musées municipaux (musée des
Beaux-Arts et d'archéologie, musée archéologique Saint-Pierre, cloître roman Saint-André-le-Bas, musée de la Draperie) et dans le musée de Saint-Romain-en-Gal/Vienne. L'héritage
gallo-romain est particulièrement prégnant, avec des monuments imposants encore conservés (théâtre, temple d'Auguste et de Livie) ou dont il reste des vestiges (Pyramide du
cirque, arcades du forum…). Le patrimoine médiéval et moderne est marqué par de nombreux édifices chrétiens et des éléments épars d'habitat. La période contemporaine a ajouté des
édifices liés aux activités industrielles et de nombreux bâtiments d'habitation.